3
mai 10

Comme vous le savez sans doute, nous avons assisté à Ankama Convention #5, les 17 et 18 avril, à Paris. Étant donné que nous n’allons pas développer en détail chacune des activités et conférences auxquelles nous avons participées, voici une petite liste des choses que nous avons retenues.

Ankama Mobile

Une des bonnes surprises que nous avons découvertes à la Convention a été le stand dédié aux jeux mobiles. Il existait déjà Dofus Pocket, un outil pour gérer son compte Dofus à distance. Mais Ankama « va se développer de plus en plus sur iPhone », comme nous l’a précisé la personne chargée de ce stand, en proposant d’autres jeux sur plateforme mobile. Deux démos étaient présentées : WaterBomber, un jeu rétro avec un Canadair  qui doit éteindre toute les flammes ; un tower defense, encore en développement, reprenant l’univers Ankama.

Dofus Arena

Nous avons assisté à la conférence concernant le jeu de combat au tour par tour, Dofus Arena. Nous n’allons pas vous faire un descriptif complet ici, mais seulement vous donner la date de sortie de la version finale, qui était l’annonce principale de cette conférence : le 21 juin 2010.

Islands of Wakfu

La dernière conférence à laquelle nous avons assistée concernait Islands of Wakfu. Le premier jeux d’Ankama à sortir sur un autre plateforme que le PC. En effet, ce jeu va sortir prochainement sur le XBOX LIVE Arcade, qui est assez proche du mode de distribution qu’utilise déjà Ankama. Le joueur ce verra propulsé 10 000 ans avant les évènements de Dofus dans la peau d’une Eliatrop et d’un dragon. Comme le veut la tradition aucune date de sortie n’a été annoncé, mais la démonstration proposait déjà la plus part des niveaux qui devrait être disponible à la sortie.

Noximilien l’horloger

Le deuxième jour de la Convention a débuté par la diffusion d’un spin-off inédit de la série Wakfu : Noximilien l’horloger, qui raconte le passer de Nox avant qu’il ne devienne ce méchant bien connu des amateurs de la série Wakfu. Ce court-métrage a été réalisé, par l’équipe Ankama Japon, entièrement à la main, à l’inverse de la série qui est faite en grande partie avec la technologie Flash.

Doubleurs de la série Wakfu

La grande scène a offert de très bonnes animations, comme la séance de doublage avec les voix de la série Wakfu. Nous avons eu le droit à une démonstration de doublage en live par les acteurs, puis par des volontaires du public.

Les doubleurs, de gauche à droite : Benjamin Pascal (Nox et Vampyro), Dorothée Poussée (Adamaï), Fanny Bloc (Yugo), Geneviève Doang (Evangelyne), Adeline Chetail (Amalia), Thomas Guitard (Tristepin) Essai de doublage pour quelques personnes volontaires Essai de doublage pour quelques personnes volontaires

Débil Starz

Quesaco ? Eh bien nous n’avons pas demandé plus de détails, mais il s’emblerait qu’Ankama se lancent dans la production d’un film en animation traditionnelle en image par image. Je vous laisse apprécier ces quelques photos.

Rodéo Bouftou

Les personnes les plus courageuses avaient la possibilité de dompter un Bouftou sauvage ! Nous n’avons pas été assez vaillant pour nous lancer (qui sait comment réagi un tel animal !!), et à défaut, nous avons fait des photos ! ;-)

TEST

Vous pouvez voir les autres photos de la Convention sur Flickr


24
avr 10
Dragons, réactions à chaud !

[Attention, ce billet peut révéler des éléments clés de l'intrigue]

Puisque nous vivons dans la capitale européenne de l’animation (Annecy), et que nous sommes de grands enfants, il était tout à fait normal que nous allions voir le tout dernier né de Dreamworks Animation : Dragon, et en 3D !

L’histoire du film « ne casse pas trois pattes à un dragon » (pour reprendre la réplique). Harold, un jeune Viking, est un peu l’idiot du village et tous les habitants ne voit en lui qu’un bon à rien. Mais la rencontre avec un dragon, Crocmou, va changer sa destinée, celle de la tribu, et même celle de l’ensemble des dragons. Le tout est soupoudré par un amour naissant entre le héros et la brutale Astrid. Cette thématique n’est pas du tout innovante, mais malgré tout, le film était très appréciable.

Tout d’abord, les séquences de vol, relativement nombreuses dans ce film, sont très captivantes. La projection en relief et le son surround y sont sans doute pour beaucoup, et il ne manquerait plus que les sièges soient mobiles pour que l’on se croie vraiment sur le dos du dragon. Notons que ces scènes ne sont pas sans rappeler les scènes similaires du déjà classique, Avatar.

J’ai également noté une autre référence dans ce film, faite au dessin animé Aladdin. Il s’agit de la scène où Harold et Astrid sont sur Crocmou et font une virée qui devient fort romantique lorsqu’ils traversent les nuages, et voient des aurores boréales. La ressemblance est frappante avec la séquence d’Aladdin et Jasmine sur le tapis volant, pour une virée nocturne. Et pour cause, l’un des réalisateurs, Chris Sanders, faisait partie des scénaristes de ce fameux titre.

En approfondissant un peu ma recherche, j’ai même découvert que les deux réalisateurs, Chris Sanders et Dean Deblois, avait tous deux travaillés sur Lilo & Stitch. Et réflexion faite, le dragon a effectivement un petit air de Stitch avec ses grands yeux et les oreilles qui bougent dans tous les sens.

Du côté de la technique, la projection en relief est un très grand atout pour ce film. Comme je l’ai déjà dit, le relief nous permet de nous immergé encore plus dans l’histoire et de vivre pleinement toutes les actions. Et dans ce monde de brutes Vikings, ça vaut vraiment le coup ! ;-)

Concernant l’animation 3D, je trouve que plus le temps passe et plus l’animation se perfectionne. Les mouvements des personnages sont tellement réalistes qu’on croiraient qu’il ont été réalisés en motion capture. J’ai d’ailleurs remarqué que les animations faciales étaient particulièrement soignées pour que le body language ait aussi sa place dans le cinéma d’animation. C’est tout bonnement bluffant, et je n’ose imaginer le temps que prend un tel travail.

Je finirai tout de même avec un petit bémol technique, concernant les lunettes actives (pour le relief). Elles ont la réputation de rendre les couleurs plus fades et j’ai pu le constater durant cette projection. Dans certains cas, la désaturation induite par les lunettes permet d’accentuer toute la tension d’une scène (notamment lors de celle avec les drakkars perdus dans le brouillard qui approchent du nid des dragons. Ou bien lors du combat final !). En revanche, j’aurais apprécié plus de couleurs pour la scène finale, qui achève le film sur une note joyeuse. Mais sur ce point, on ne peut en vouloir à Dreamworks.


22
avr 10

Parmi les nouveautés que nous avons découvertes à Ankama Convention, une se révèle plutôt osée et il me semble important de revenir dessus. Cette surprise, c’est Ankama Music, la filiale musicale du groupe.

Le pari est plus qu’osé pour cette nouvelle entité Ankama ! Alors que le marché de la musique souffre depuis  plusieurs années de la montée en puissance d’Internet, du piratage et de la dématérialisation, Ankama a l’audace de se lancer dans la production et l’édition musicale, et dans la création de son propre label, Hip Hip Hip, orienté rock indé.

Mes avis sont partagés quant à cette nouvelle activité dans laquelle se lance Ankama. Laissez-moi vous expliquer :

Production et édition de musique : Une des missions principales de cette nouvelle entité est la production et l’édition des bandes-son originales pour les réalisations du groupe Ankama (jeux, films, web tv,…), pour rester dans une logique de on-fait-tout-nous-même. Rien de choquant jusque là. Ankama aime que la totalité de ses productions soient home-made, et on ne peut qu’applaudir l’effort. Mais c’est sur le développement du label que je suis le plus sceptique.

Label Hip Hip Hip : Là où je trouve que le pari de cette nouvelle filiale est osé, c’est avec la création du label Hip Hip Hip. À l’heure de la distribution numérique et de la crise du disque, Ankama tente un coup de poker, et seul l’avenir nous dira si le succès est au rendez-vous (nous verrons cela l’an prochain à Ankama Convention #6 !). La personne présente sur le stand nous a expliqué que l’équipe d’Ankama Music est plutôt confiante car elle souhaite développer l’aspect matériel de leurs productions, en proposant de “beaux objets”. Ainsi, on retrouvera la plupart des albums édités, sur ce support ancestral qu’est le vinyle. Je sais bien que le rétro revient à la mode, mais un vinyle de 30 cm est plus compliqué à écouter qu’un iPod chargé à bloc, dans sa poche !

De plus, les articles que nous avons vus sur l’Ankama Shop de la Convention n’étaient pas spécialement de beaux objets, mais des objets tout court. Il s’agissait seulement de disques et de vinyles, et rien ne m’a paru transcendant. Peut-être qu’en se développant, le label proposera des objets beaucoup plus travaillés, qui donneront vraiment envie d’acheter le support physique. Dans le cas contraire, je ne donne pas cher de la peau de ce label. D’autant plus qu’il existe des solutions virtuelles pour proposer un “bel objet”, comme par exemple, iTunes LP (il s’agit d’un fichier de bonus livré avec l’album, comme cela se fait sur les DVD et les Blu-ray). Certes, cette technologie produit encore plus de dématérialisation, mais je pense qu’elle suit les tendances actuelles du marché de la musique, tout en limitant le risque pour l’éditeur.

Pour conclure, j’ajouterai une autre remarque. Avec son label, Ankama se lance dans un secteur où on ne l’attend pas (d’où l’adoption d’un nom de label sans rapport : Hip Hip Hip). Cette activité est loin d’être le cœur de métier de l’entreprise et il y a des chances qu’elle ne sache pas la développer et y mettre les moyens nécessaires. On verra bien comment évolue la chose. Wait-n-see, comme on dit ! ;-)


17
avr 10

[Billet rédigé dans le train qui nous a menés à Paris]

Nous sommes en route (en rails, si l’on veut être précis !) pour Ankama Convention #5 et la question que vous vous posez tous est : pourquoi se rendent-ils donc à cette Convention ? Réponse simple : nous aimons cette entreprise ! Et ce pour plusieurs raisons, qui ne sont pas forcement les plus évidentes.

Grâce à ses deux MMORPGs (ou “Meuporgs” !), Dofus et Wakfu, Ankama réunie une large communauté de joueurs, qui sont autant de fans de l’entreprise. Cela dit, nous ne pouvons nous ranger dans cette catégorie tant notre activité vidéo-ludique est limité sur les jeux Ankama. Nous ne sommes donc pas réellement des fans, mais plutôt des fervents admirateurs de l’entreprise. Plus particulièrement de ses activités et de sa réussite.

Les jeux Ankama sont connus pour être de très bonnes réalisations, notamment sur le plan technique et graphique. Ce dernier point est d’ailleurs l’un des grands atouts d’Ankama et sans doute celui que nous admirons le plus. Ankama a su créer un univers qui lui est propre : coloré, riche, dynamique et comique (on en est vraiment très fan !). Et cette univers est pleinement exploité dans quasiment toutes les productions de l’entreprise. Que l’on soit dans un jeu, une BD ou un épisode de dessin animé, on retrouve le même univers, qui est très plaisant à découvrir, et on est vite transporté dans ce monde plein de magie (dans tous les sens du terme).

Mais Ankama parvient à nous faire rêver davantage, grâce à sa stratégie de cross-gaming. Les univers s’entrecroisent et des éléments de background des jeux Dofus et Wakfu sont divulgués dans d’autres jeux, animations, magazines, etc. Notons, qu’outre le fait que ceci est une stratégie commerciale très bien pensée, cela permet également aux joueurs de s’impliquer pleinement dans l’aventure à laquelle ils jouent.

Il y a fort à parier que cet univers soit un des ingrédients majeurs du succès de l’entreprise. Et nous sommes d’ailleurs très fiers qu’Ankama connaisse une telle réussite. Cela nous fait croire au French Dream, quand on voit une telle success story (Ankama n’existait pas il y a 10 ans !). C’est beau et ça laisse rêveur, et nous sommes tout bonnement en totale admiration devant cette entreprise. (Cocorico !!!)

N’hésitez pas à réagir à ce billet dans les commentaires, ou par e-mail. Votre avis nous intéresse !


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